Chabert, héroïque officier des armées napoléoniennes donné pour mort a la bataille d’Eylau (1807) et enseveli sous les cadavres, revient à Paris au terme d’un long périple. Il réclame tout en partie de ce qu’il a perdu, sa femme, sa fortune, sa gloire, au moins la reconnaissance de son identité, ou simplement de son existence. Sa femme, qui comme tout le monde l’a cru mort, s’est remariée avec un puissant de la nouvelle époque, celle de la Restauration, le comte Ferraud. De ce mari d’un autre âge, elle ne veut pas en entendre parler. Pour défendre son rang, son argent et sa famille, elle est prête à tout dans l’affrontement qu’organise, observe et arbitre l’avoué Derville (…). Toute la richesse et l’acuité de l’observation humaine et sociale, qui passe par la littérature, se perd irrémédiablement dans la reconstitution historique soigneuse mais strictement descriptive